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| Transgenres -Pari-T |
Au sein de
l’espace social, la population transgenre fait l’objet de multiples
discriminations directes du fait de la non concordance entre l’apparence
physique et le sexe biologique, appelée dysphorie de genre.
Le sentiment de
perte de repères entre masculin et féminin qu’induit le transgenderisme dans
notre société binaire, basé sur la référence à la nature, est à l’origine de
ces phénomènes de rejet. Cette référence est à la base des injonctions de
conformité aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité.
L’état des
connaissances sur la question est marqué par le faible nombre de recherches
académiques ; le peu de littérature scientifique sur le sujet connaît des
divergences profondes selon la discipline à l’œuvre et le rapport personnel
qu’entretiennent les auteurs avec la norme
Pour la très
grande majorité de ces personnes, les discriminations se cumulent, générant
chez elles un sentiment prégnant d’exclusion et de relégation aux marges de la
société, entraînant isolement et mauvaise image de soi. Rejetées et
stigmatisées dans les actes de la vie quotidienne, elles subissent moqueries,
insultes et agressions dues à l’ignorance, aux préjugés et à la peur du
différent. L’intériorisation du stigmate entraîne une vulnérabilité multiforme
dont les principaux facteurs sont d’ordre juridique, économique et sanitaire
L’attitude face
au sida dépend de multiples facteurs : l’exposition au risque de contamination
sont moins connus et méritent d’être identifiés de façon précise et analysés en
conséquence.
Les
préoccupations quotidiennes, à savoir le logement et le travail
essentiellement, font passer au second plan les préoccupations sanitaires et
occultent bien souvent le risque de contamination par les IST, dont le VIH.
Pour certaines, usagères de drogue par injections intraveineuses, le risque de
transmission du VIH par l’utilisation de seringues contaminées n’est pas nul.
Il en va de même pour les injections d’hormones prises en dehors du cadre
médical. (1)
Face à cet état de fait, nous rappelons aux
responsables institutionnels la nécessité de mettre en place de conditions et
de structures pour :
•
L’accompagnement et la formation éducative à l'accès aux services de santé.
•
L’accompagnement et la formation éducative spécifique pour les personnes
atteintes par le VIH.
• La formation et
l’investigation de la problématique entre le VIH et l’hormonothérapie.
• La création
d'outils de prévention dans les langues des personnes concernées.
• La création
d'ateliers de prévention.
• Le soutien aux
structures associatives permettant de sortir de la prostitution.
•
L’accompagnement, l’hébergement et la
protection pour toute personne désireuse de sortir de la prostitution.
• L’orientation
et la formation pour l’insertion professionnelle et sociale.
• L‘information
et le conseil pour tous les problèmes juridiques.
• Le soutien à
l’investigation et un suivi rigoureux des rapports liés au crime.
•
L’accompagnement de toutes les démarches pour la régularisation administrative
des étrangères.
•Le soutien des
structures institutionnelles et associatives permettant de se libérer de toute
forme de violence et d'exploitation.
•L’accompagnement
de toute personne subissant des violences et/ou victime d’exploitation.
•L’observation
des dynamiques existantes concernant la prostitution.
•Le soutien
financier aux études sur les problématiques liées à la population transgenre. (2)
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| PARI-T Transgenres |
Kouka Garcia,
Présidente de
PARI-T
(1) Françoise Gil – Sociologue
(2) Jó Bernardo
(La Communauté Transgenre Portugaise-Une réalité Voilée: 67éme rencontre du
CRIPS Île-de-France en partenariat. avec Act up Paris 2007)