dimanche 25 mai 2014

Journée internationale Candlelight Day.

Venez nombreux rendre hommage aux personnes disparues et vivant avec le VIH/sida. Sidaction vous convie à vous joindre à eux et toutes les personnes mobilisées en cette journée internationale Candlelight Day.


Pari-T association de lutte contre le VIH/Sida

Sidaction, en collaboration avec le Parc de la Villette participe à la journée du mémorial international de lutte contre le sida, Candlelight Day dimanche 25 mai à 17 heures.

 
Crée en 1983 et organisé par le GNP + (réseau mondial des personnes vivant avec le VIH), le Candlelight Day a lieu tous les ans en mai dans 115 pays à travers le monde.

Sidaction appelle les associations de lutte contre le sida, les malades, leurs proches et les chercheurs et tous les sympathisants à se réunir en mémoire des personnes vivant avec le VIH/sida et de celles disparues.

C’est à l’Artère, au centre du Parc de la Villette, Paris 19e placé sous le signe de la solidarité.

Réalisée par l’artiste Fabrice Hyber, l’Artère a été créée en 2001 à l’initiative de Sidaction en mémoire des personnes disparues et pour rappeler que le sida nous concerne tous.

Cette œuvre est aujourd’hui un symbole à part entière de la lutte contre le sida.

Malgré les avancées en matière de recherche, 34 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH et 1,6 million de personnes sont mortes du VIH en 2012.
C’est pourquoi il est important de sensibiliser le plus grand nombre à cette cause mondiale qui est loin d’être terminée.

Adresse précise :

L’Artère
au Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès 75019 Paris
M° Porte de Pantin

vendredi 16 mai 2014

La proposition de loi sur le changement d’état civil des trans’ attend «une niche libre»






Pari-T
Déposé le 11 décembre 2013 par la sénatrice écologiste Esther Benbassa, le texte a été présenté à la presse mercredi 14 mai, sans toutefois faire consensus auprès des associations trans'. Conçu comme une ébauche, il reste amendable.
Toutes les associations trans’ le rappellent: une loi sur le changement d’état civil est plus que nécessaire. Et vite. «Une loi pour le respect des personnes et des droits humains, soulève Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT chargée des questions trans’, une loi simple, rapide et à moindre coût, sans conditions médicales, dépsychiatrisée et qui ne tient pas compte de l’âge».

Déposée par la sénatrice écologiste Esther Benbassa, en décembre 2013, la proposition de loi n°216 Protéger l’identité de genre a été présentée à la presse mercredi 14 mai au Sénat. Elle est portée «par tout le groupe écologiste», indique la sénatrice du Val-de-Marne, et vise à créer un cadre législatif pour la modification de la mention du sexe à l’état civil. «Ce texte, c’est le désir de trouver une solution rapide et de répondre à cette promesse de la ministre Najat Vallaud-Belkacem», ajoute Esther Benbassa.

«C’est la deuxième fois dans l’histoire qu’on présente une loi de cette sorte», souligne l’élue en référence à une proposition de loi du sénateur radical-socialiste Henri Cavaillet de 1982. «L’idée, c’est aussi d’ouvrir un débat au niveau politique sur des questions peu connues par les parlementaires», poursuit Philippe Colomb, coresponsable de la commission LGBT d’EELV, qui soutient la proposition de loi.

Oui, mais voilà: les dispositions de la proposition de loi, qui attend une niche parlementaire libre pour être discutée, ne font pas consensus auprès des associations trans’. Mi-avril déjà, l’Association nationale transgenre (ANT) s’était fendue d’un communiqué pour critiquer l’absence de concertation auprès des associations trans’. De virulentes critiques qui avaient fortement fâché la sénatrice écologiste, qui n’a de cesse de rappeler qu’elle fait partie des rares personnes «de bonne volonté» et qu’elle est «la seule à se battre».

UNE PROPOSITION DE LOI «PERFECTIBLE»?
Dans les grandes lignes, le texte se veut «un texte en droit constant qui respecte le Code civil», détaille Esther Benbassa. «Nous demandons le remplacement du terme identité sexuelle par identité de genre. La procédure sera celle prévue comme pour le changement de nom: c’est-à-dire une procédure administrative et non pas judiciaire», poursuit la sénatrice.
Source : Yagg



mercredi 7 mai 2014

ET NOUS LES TRANS ?


Transgenres -Pari-T

Au sein de l’espace social, la population transgenre fait l’objet de multiples discriminations directes du fait de la non concordance entre l’apparence physique et le sexe biologique, appelée dysphorie de genre.   


Le sentiment de perte de repères entre masculin et féminin qu’induit le transgenderisme dans notre société binaire, basé sur la référence à la nature, est à l’origine de ces phénomènes de rejet. Cette référence est à la base des injonctions de conformité aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité.

L’état des connaissances sur la question est marqué par le faible nombre de recherches académiques ; le peu de littérature scientifique sur le sujet connaît des divergences profondes selon la discipline à l’œuvre et le rapport personnel qu’entretiennent les auteurs avec la norme
Pour la très grande majorité de ces personnes, les discriminations se cumulent, générant chez elles un sentiment prégnant d’exclusion et de relégation aux marges de la société, entraînant isolement et mauvaise image de soi. Rejetées et stigmatisées dans les actes de la vie quotidienne, elles subissent moqueries, insultes et agressions dues à l’ignorance, aux préjugés et à la peur du différent. L’intériorisation du stigmate entraîne une vulnérabilité multiforme dont les principaux facteurs sont d’ordre juridique, économique et sanitaire
L’attitude face au sida dépend de multiples facteurs : l’exposition au risque de contamination sont moins connus et méritent d’être identifiés de façon précise et analysés en conséquence.
Les préoccupations quotidiennes, à savoir le logement et le travail essentiellement, font passer au second plan les préoccupations sanitaires et occultent bien souvent le risque de contamination par les IST, dont le VIH. Pour certaines, usagères de drogue par injections intraveineuses, le risque de transmission du VIH par l’utilisation de seringues contaminées n’est pas nul. Il en va de même pour les injections d’hormones prises en dehors du cadre médical. (1)

Face  à cet état de fait, nous rappelons aux responsables institutionnels la nécessité de mettre en place de conditions et de structures pour :
• L’accompagnement et la formation éducative à l'accès aux services de santé.
• L’accompagnement et la formation éducative spécifique pour les personnes atteintes par le VIH.
• La formation et l’investigation de la problématique entre le VIH et l’hormonothérapie.
• La création d'outils de prévention dans les langues des personnes concernées.
• La création d'ateliers de prévention.
• Le soutien aux structures associatives permettant de sortir de la prostitution.
• L’accompagnement,  l’hébergement et la protection pour toute personne désireuse de sortir de la prostitution.
• L’orientation et la formation pour l’insertion professionnelle et sociale.
• L‘information et le conseil pour tous les problèmes juridiques.
• Le soutien à l’investigation et un suivi rigoureux des rapports liés au crime.
• L’accompagnement de toutes les démarches pour la régularisation administrative des étrangères.
•Le soutien des structures institutionnelles et associatives permettant de se libérer de toute forme de violence et d'exploitation.
•L’accompagnement de toute personne subissant des violences et/ou victime d’exploitation.
•L’observation des dynamiques existantes concernant la prostitution.
•Le soutien financier aux études sur les problématiques liées à la population transgenre. (2)

PARI-T  Transgenres

http://www.pari-t.com                                                                    http://www.trans-memorial.eu
              

Kouka Garcia,
Présidente de PARI-T
                              

(1)  Françoise Gil – Sociologue
(2) Jó Bernardo (La Communauté Transgenre Portugaise-Une réalité Voilée: 67éme rencontre du CRIPS Île-de-France en partenariat. avec Act up Paris 2007)